Salon Energie Habitat à Colmar

10 mars 2010

Le 31ème salon Energie Habitat aura lieu du 19 au 22 mars, au parc des expositions à Colmar. Cet évènement, qui a lieu à quelques centaines de mètres de la Maison de l’Artisanat, rassemble les professionnels du bâtiment et les particuliers autour de trois thèmes : le bâtiment, l’énergie et l’habitat.

Vous pouvez vous rendre virtuellement sur le site de l’événement en cliquant sur l’image ci-dessous :

NRG-Habitat-Colmar

Pour celles et ceux qui souhaitent découvrir de nouveaux produits et services pour diversifier leur activité, le mieux est d’assister en parallèle à l’une des conférences présentée en cliquant ici.

Certaines conférences aborderont la construction à base de matériaux sains et écologiques – Bio-Espace – ou la rénovation en bâtiment basse consommation (BBC) – Ademe. A noter la programmation de nombreuses conférences liées à la santé et l’habitat, qui devraient attirer les clients soucieux des effets des rayonnements électromagnétiques sur leur santé.

Le développement durable des entreprises artisanales

3 mars 2010

Il existe plusieurs façons d’apprécier le développement de l’entreprise d’un artisan. Lors d’un état des lieux en faveur du développement durable, il est bon de connaitre ce qui guide les objectifs d’un artisan à plus ou moins longue échéance.  Cet état des lieux se fait en prenant en compte le territoire de l’entreprise (marché de proximité) et les parties prenantes (clients, riverains, fournisseurs etc).

D’autre part, pour la majorité des artisans qui souhaitent se développer par la croissance économique (1 sur 3 au niveau national), il faut savoir que la croissance  est associée à une diversification de l’activité. Les autres artisans se développent sans faire croitre la taille de leur entreprise.

Trois catégories principales ressortent :

Le développement interne – le savoir faire maitrisé par l’artisan ne nécessite pas un apprentissage long et difficile et il y a compétition avec de nombreuses autres entreprises du même type. Le développement de l’entreprise repose sur une augmentation de la taille de l’entreprise pour augmenter le nombre de client.

Exemple : un chauffagiste s’oriente vers le marché du service après vente et entretien d’un système de chauffage gaz.

Le développement externalisé – l’artisan recherche des compétences complémentaires avec d’autres artisans, pour créer une offre complète. Le développement est réalisé grâce à une veille de produits et services que sollicitent des clients dans un contexte particulier.

Exemple : un couvreur s’associe avec un paysagiste pour réaliser l’étanchéité de toitures végétalisées.

Le développement incrémental – l’artisan propose des produits innovants ou des services créatifs. Le développement nécessite de renouveler fréquemment son offre, pour ne pas être imité. Ce type de développement est continu et nécessite une formation spécifique (technique, artistique).

Exemple : un menuisier se spécialise dans la pose de triples vitrages avec cadre en bois, sur des bâtiments basse consommation.

Au vu du peu de statistiques qui existent pour évaluer l’un ou l’autre de ces développements, il est difficile de savoir quel est le mode de développement à privilégier. Ils font cependant tous place un jour ou l’autre à un changement, une innovation qui porte sur le produit proposé ou le service fourni.

Ce changement nécessite une veille active sur le marché (lecture de la presse spécialisée, rencontre avec d’autres artisans) et assister à des formations techniques ou artistiques courtes.

Source : C. Fourcade et M. Polge, « Le développement incrémental de l’entreprise artisanale : des innovations dans la tradition ? », Atelier AIMS Innovation et tradition, mai 2007, Angers.

Les toitures végétalisées

22 février 2010

En Alsace, cette technique est à réserver aux toits des garages et aux grands hangars (parkings, chais) et aux toits peu pentus de maisons (moins de 30°). Elle nécessite des travaux pour assurer l’étanchéité des toitures sous le substrat (terreau) qui accueillera les plantes.

Pour les toitures plus pentues, que l’on rencontre fréquemment sur les maisons et immeubles alsaciens, les récupérateurs d’eau de pluie – qui bénéficient d’un crédit d’impôt lorsqu’un artisan assure la pose – sont à privilégier

A l’intention des artisans du bâtiment, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment CAPEB a réalisé un dépliant sur ce thème. Vous pouvez le télécharger en cliquant sur l’image ci-dessous :

Toitures_vegetalisees

Pourquoi s’intéresser à ce marché ? Les toitures végétalisées offrent un confort thermique inégalable et permettent à la biodiversité de se réapproprier de nouveaux espaces. Pour les collectivités locales (mairies), l’avantage réside surtout dans la limitation des eaux pluviales, les appels d’offres avec ce type de dispositif commencent à être proposés en Alsace.

Par contre, la toiture végétalisée absorbant l’eau de pluie, la collecte des eaux pluviales n’est plus possible sur la surface considérée.

Les couvertures ont de plus évolué ces dernières années pour en limiter le poids (végétalisation intensive), le surcoût devient moindre.

Pour aller plus loin, je vous conseille la lecture du livre « Toits et murs végétaux », N. Dunnet et N. Kingsbury, Editions du Rouerge.

A venir : les structures métalliques pour plantes grimpantes, en zone résidentielle.

Les incitations du gouvernement en faveur des travaux

17 février 2010

Le Grenelle de l’environnement a son Plan Bâtiment et se traduit pour vos clients en aides en faveur des travaux. D’après un sondage paru dans la revue « Le Moniteur » (5 février 2010, n°5541) seul un entrepreneur du Bâtiment sur trois (second œuvre et gros œuvre) est bien informé sur ces aides (ex : eco-PTZ, crédits d’impôt, éco-subvention, l’électricité solaire photovoltaïque …).

Du point de vue commercial, c’est pourtant un avantage pour proposer à votre client un devis sur mesure et faciliter ses démarches. Ces aides économiques et sociales concernent de nombreux secteurs de l’artisanat du bâtiment : pour les économies d’énergie, la récupération des eaux pluviales, la sortie d’insalubrité d’un bâtiment.

Le CTAI de la Maison de l’Artisanat vous propose donc le 21 avril (Colmar & Mulhouse) ou le 22 avril (Strasbourg) une formation de une journée intitulée :

LES AIDES EN FAVEUR DES TRAVAUX : UN ARGUMENT COMMERCIAL !

Permettre aux professionnels du bâtiment de valoriser leur devis en intégrant de manière pertinente toutes les aides potentielles en fonction du profil de leur client et des travaux à réaliser.

Pour vous inscrire, vous pouvez télécharger le bulletin d’inscription ici, celui-ci comporte des informations sur le contenu de la formation et son coût.

Optimiser la ventilation – Hygro B

11 février 2010

Depuis l‘arrêté du 24 mars 1982 relatif à l’aération des logements, les réglementation (RT2005, RT dans l’existant) ont évolué pour généraliser l’installation de systèmes de ventilation. Ces réglementations évitent que les logements se dégradent à cause de l’humidité, que la pollution extérieure, les organismes infectieux,  le radon radioactif et des gaz toxiques (ex : le monoxyde carbone) ne s’accumulent dans les lieux d’habitation.

Les systèmes de ventilation installés sont quasiment tous mécaniquement contrôlés, bien que la réglementation évolue pour favoriser la construction bioclimatique et de ce fait les systèmes passifs (Cf par exemple « Saisie des systèmes de ventilation naturelle par conduits et de ventilation hybride »). La future RT dans le neuf, proche du label actuel BBC (bâtiment basse consommation) rendra peut-être la VMC-DF (Ventilation mécaniquement contrôlée – Double flux) obligatoire.

En attendant, il existe des dispositifs peu coûteux pour optimiser les rendements de la VMC-SF (simple flux). Les bouches d’extractions hygro-règlables sont monnaie courante (l’air est moins aspiré lorsqu’il y a peu d’humidité), mais peu d’entrées d’air (sur les fenêtres et les coffres de volets roulants) sont hygro-règlables. Ce dispositif a pour nom VMC-SF Hygro B, il permet de réduire le volume d’air extrait jusqu’à huit fois, soit des économies d’énergie et plus de confort thermique pour les résidents.

Hélas, ces entrées d’air hygro-règlables (qui coutent 40 à 60 euros au lieu de 8 euros) sont rarement installées à cause des présumés risques d’accumulation de gaz nocifs dans l’air intérieur. Pourtant, il existe un cahier des prescriptions techniques communes qui encadre réglementairement l’installation en Hygro B, ce cahier sert de base aux avis techniques émanant du Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) . Ces entrées d’air peuvent-être utilisées avec différents types de chauffage (même en Hygro-gaz) dans les cas suivants :

Le présent document est applicable aux travaux exécutés dans les logements d’habitation, en habitat individuel ou collectif, chauffés et/ou équipés d’appareils de production d’eau chaude sanitaire fonctionnant :
– à l’électricité ;
– au gaz, au fioul ou au combustible solide à circuit de combustion étanche situés dans ou hors du volume habitable ou à circuit de combustion non étanche situés hors du volume habitable ;
– en habitation collective au gaz par l’intermédiaire de chaudières, dont l’évacuation des produits de combustion est assurée par l’installation de VMC répondant aux exigences des normes NF D 35-323 ou NF D 35-326 ou NF D 35-337 ou NF D 35-413.
Il est également applicable dans le cas d’un chauffage divisé par appareil indépendant à combustible solide dont l’amenée d’air comburant est prélevée par raccord direct sur l’extérieur.

Source du document : « Commission chargée de formuler des avis techniques, groupe spécialisé 14, 3615_V2, janvier 2009« .

L’objectif de ce message n’est pas de se substituer aux avis d’organismes experts délivrés par Coprotec par exemple. Par contre, il est tout à fait envisageable pour nous de rechercher quel fournisseur vend ces entrées d’air dans la région, a votre demande.

Précarité énergétique

5 février 2010

La réhabilitation énergétique des bâtiments est souvent perçue comme un luxe réservé au plus favorisé. De la même façon, les plus démunis financièrement ne logerait que dans des locations. Et pourtant …

La précarité énergétique est définie par des habitants dédiant plus de 10% de leur revenu pour payer leur facture d’énergie, pour leur logement.

En France, 3 400 000 ménages (13% des ménages) sont concernés et ils sont propriétaires dans la grande majorité (62%) et âgés de plus de 60 ans (55%).

L’Agence nationale de l’habitat (Anah) propose pour les foyers les plus modestes l’éco-subvention (20 à 35 % d’aide) cumulable avec les autres dispositifs comme l’éco-PTZ,  le crédits d’impôt (même sans être imposable).

Sources : Novethic

Le Parc naturel régional des Ballons des Vosges : éco-construction et réhabilitation énergétique

1 février 2010

Un Parc naturel régional (PNR) est un territoire de projet qui œuvre pour le progrès environnemental, économique et social. Le projet actuel est en cours de révision par l’intermédiaire d’une charte, qui est co-écrite par les acteurs du parc : les élus communaux, les habitants et les usagers (ex : entrepreneurs, visiteurs).

PNRBVCe projet de charte, qui sera valable douze ans si il est ratifié, fixe les objectifs du parc. En général, des financements de l’État et des collectivités locales y sont associés, toujours dans l’esprit de dynamiser le territoire.

Parmi les objectifs opérationnels du projet de la charte figurent :

  • économiser l’énergie dans les bâtiments
  • accompagner le développement de la filière éco-construction

Les entreprises artisanales du bâtiment ont donc un rôle important à tenir sur le Parc. Si vous voulez savoir quels sont les territoires du Parc, rendez-vous sur la carte suivante (en bas à gauche du document téléchargé).

Si vous souhaitez donner votre avis sur la révision de la charte, une enquête publique a lieu du 25 janvier au 25 février 2010.

Pour en savoir plus sur les missions du Parc : c’est ici.

50 chantiers pionniers

27 janvier 2010

Depuis le 21 novembre 2008, la Région Alsace, EDF, ES et leurs partenaires ont conduit et financé en partie la réhabilitation énergétique de maisons vers le label BBC rénovation (104 kWh/m²/an en Alsace). Ces chantiers pilotes ont permis aux artisans de différents corps de métiers de travailler ensemble vers un objectif unique. Le deuxième chantier terminé en date a été inauguré hier à Roeschwoog et vous pouvez visiter « virtuellement » le premier chantier inauguré à ce lien. L’expérience pratique de ces chantiers a mis en avant un constat partagé : la formation des artisans et de leurs salariés aux économies d’énergie et au BBC est essentielle.

Si l’offre de formation pratique en BBC est naissante et les « 50 chantiers pionniers » en font partie, la formation aux économies d’énergie dans le Bâtiment – FEEBat – est déjà en place. Sachant que le coût la formation FEEBat est pris en charge quasiment intégralement (même le temps passé), n’hésitez pas : contactez-nous.

Un autre constat ressort de ces chantiers, l’assistance à la maîtrise d’œuvre – AMO – a de beaux jours devant elle, pour deux raisons. Chaque artisan doit prendre en compte les travaux déjà réalisés pour ne pas compromettre l’étanchéité à l’air de l’enveloppe du bâtiment BBC et les clients ne s’y retrouvent qu’avec un interlocuteur unique (sinon il y a trop d’avis différents) . Il faut donc qu’un artisan puisse coordonner les travaux sur ce type de chantier. La formation FEEBat est encore une fois la réponse et l’esprit ECO artisan s’intègre complètement dans cette démarche globale : contactez-nous.

Les risques chimiques, physiques et biologiques

22 janvier 2010

Les pictogrammes de danger des produits chimiques, noirs sur un fond en carré orange, sur les flacons et bidons de liquides et poudres (stockés sur une surface étanche, selon les règles en vigueur) vont progressivement être remplacés, jusqu’en 2015. La réglementation européenne impose en effet une harmonisation et les nouveaux pictogrammes vont être noirs sur un fond en losange blanc encadré de rouge. L’Institut national de recherche et de sécurité (Inrs), qui propose les fameuses fiches sécurités par composé chimique, propose un site Internet pour présenter les nouveaux logos : http://www.9pictos.com

Vignette9pictos

Ces pictogrammes informent sur la nature du risque mais leur absence ne signifie pas qu’il n’y a pas danger. Par exemple, le brûlage de plastiques ou de polystyrènes dégage des dioxines hautements toxiques pour l’Homme. Bien qu’il n’y ait pas de pictogramme*, ces substances libérées par combustion s’accumulent pendant plusieurs décennies dans les graisses. Chez l’Homme, ils augmentent significativement l’apparition de cancers, de maladies cardiovasculaires et leurs effets se font sentir jusqu’à l’âge de la retraite. Source : Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), les effets des dioxines pour la santé humaine et la fiche de l’Inrs sur les dioxines et les furanes.

Un conseil donc : ne pas générer des fumées noires qui empoisonnent de façon invisible les organismes et l’environnement, de façon (hélas) durable.

*Les plastiques et le polystyrène ne contiennent pas de dioxines, c’est la chaleur du feu qui génère ces composés.

Le groupement d’entreprises

19 janvier 2010

Si vous êtes artisan entrepreneur sans salarié, le marché économique peut vous amener à vous fédérer avec d’autres entrepreneurs. Par exemple, le marché de la réhabilitation énergétique des bâtiments nécessite pour les entreprises de se regrouper temporairement, pour proposer une offre globale (isolation, chauffage, ventilation, ouvrants etc).  Il est donc important de fixer des règles de bon partenariat et la CAPEB met en place un tel dispositif (d’ici fin février 2010) pour le label ECO Artisan : le groupement temporaire d’entreprises.

Il existe une multitude d’autres formes de coopération d’entreprises entre elles :

Le groupement d’entreprise (permanent), est la formule la plus complète. Il permet d’offrir une enseigne unique autour d’un même service (ex : les travaux de réparation pour les habitants d’un quartier, d’une ville), ou autour d’une clientèle (produits issus de l’agriculture biologique, habitat écologique, espaces verts). Cette formule permet aussi d’engager un salarié.

D’autres artisans choisissent de se réunir sous la forme d’une association ou dune coopérative :

  • le groupement d’achat, pour négocier les prix auprès des fournisseurs et les stocks d’éco-matériaux achetés par exemple,
  • le groupement de production et de service, pour mutualiser les outils de production, les investissements, les offres de services,
  • le groupement de commercialisation, qui est plus adapté à la vente de produits.