Les actualités du développement durable pour les artisans en Centre – Alsace
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Bougez autrement ! Dans les jours qui viennent, vous êtes invités à modifier la façon dont vous vous déplacez. Pour un artisan, qui fournit par essence un travail de proximité et sur mesure, les déplacements sont limités. Par contre, il existe des moyens pour réduire sa facture d’essence sans investir plus qu’un petit carnet et un stylo, ou en utilisant votre smartphone.

La conduite économique, ou éco-conduite, permet d’économiser jusqu’à 15 % sur votre consommation en essence ou en diesel. Un artisan qui dépense 1500 euros par an pour le carburant  réalisera donc une économie annuelle de 150 à 225 € par véhicule utilitaire.

Comment pratiquer l’éco-conduite ?

Adoptez une conduite souplepour éviter une surconsommation de 20 %

Regroupez le plus possible vos déplacements et anticipez vos besoins en outils et matériaux – pour éviter de retourner chez le grossiste plusieurs fois par jours

Coupez le moteur lors d’un arrêt prolongéà partir de 20 secondes à l’arrêt, moteur qui tourne, vous perdez de l’argent

N’abusez pas de la climatisationpour éviter une surconsommation de 10 à 25 % (en ville)

Vérifiez le bon état général de votre véhicule - manquer l’entretien annuel (vidange, filtre à air …) peut occasionner une surconsommation de 10 %

Soyez attentif au bon chargement de votre véhiculepour répartir les charges entre les côtés

Restez à l’écoute des informations routièrespour éviter les bouchons et les ralentissements

Et surtout :

Mesurez la consommation de votre véhicule en litre par kilomètre parcouru, pour être sûr que vous gagnez de l’argent en pratiquant l’éco-conduite. C’est là où votre petit carnet intervient. Pour information en 2009, 1 litre de diesel coutait 1,00 € et 1 litre de sans-plomb 95 coutait 1,21 €.

Source : AJC Pro & Ademe

Une enquête commandée par l’Ademe* montre que en 2009, près de 15% des français ont réalisés des travaux en faveur de la maîtrise de l’énergie. Ce chiffre n’a jamais été vu depuis 1986. Plus de 21 % des français interrogés envisageaient de faire ce type de travaux en 2010.

Les principales motivations sont d’éviter le gaspillage et l’augmentation du coût des énergies. En matière de chauffage, 56 % des français ont modifié leurs habitudes de chauffage en diminuant la température.

La part des travaux réalisés sont de 70 % pour l’enveloppe des bâtiments et de 30 % pour l’amélioration des installations de chauffage. Pour l’enveloppe, le double vitrage arrive en tête, l’isolation des combles et de la toiture progressant légèrement.

Concernant le diagnostic de performance énergétique (DPE) qui a déjà été réalisé sur 10 % du parc des logements français (obligatoire en cas de vente ou de location), un quart des ménages ont l’intention de faire des travaux en faveur des économies d’énergie.

Pour ce qui est des incitations financières, un tiers des clients ont été encouragés par le crédit d’impôt et un cinquième par la TVA à 5,5%.

Pour la partie conseils, les clients comptent surtout sur l’avis de leur professionnel (à votre enseigne ou à leur domicile), loin devant Internet.

*Source de l’étude Ademe / Soffres : cliquer ici.

Cette étiquette, qui fait suite à un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) devra être affichée sur les annonces immobilières (internet ou papier) pour les biens en vente ou en location (sauf saisonnière). Qu’est-ce que cela change à partir du 1er janvier 2011 ?

Pour les appareils électroménagers, l’étiquette est obligatoire depuis 1992 et pour les voitures, elle l’est depuis depuis 2006 (pour les biens neufs). Depuis l’apposition cette étiquette, la plupart des appareils électroménagers en vente de nos jours sont de catégorie A (bientôt A+, A++ et A+++). Pour les voitures, cette étiquette qui évalue les émissions de CO2 en g par kilomètre, l’évolution de la part de marché des véhicules propres (catégorie A, B ou C) est très parlante :

En 2007, moins de 15 %
En 2009, plus de 50 %
La part de marché des véhicules fortement émetteurs en CO2 a été divisée par 3 sur cette période !

De la à dire que la vente et la location de maisons ou d’appartements ayant bénéficié de travaux de réhabilitation énergétique sera favorisée, il n’y a qu’un pas.

Source :
Art.L. 134-4-3.-A compter du 1er janvier 2011, en cas de vente ou de location d’un bien immobilier, le classement du bien au regard de sa performance énergétique est mentionné dans les annonces relatives à la vente ou la location, selon des modalités définies par décret en Conseil d’Etat.